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La santé mentale durant l’adolescence nous suit toute la vie

Publié par 3VG

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Une récente étude longitudinale prospective suggère que la santé mentale de notre enfance et de notre adolescence influence certains marqueurs biologiques à l’âge adulte ainsi que l’espérance de vie. 

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Une récente étude vient d’être publiée dans le Journal of American Medicine Association, dans la section Psychiatry, par des chercheurs de l’université de Londres et de l’Oregon. Ils sont partis du constat que les problèmes de santé mentale dans l’enfance et l’adolescence sont connus pour engendrer des conséquences néfastes plus tard dans la vie. Typiquement, on constate plus de détresse psychologique, un faible niveau de scolarité, du chômage, une stabilité familiale qui laisse à désirer et des infractions criminelles. Récemment, des corrélations ont également émergé en lien avec la mortalité toutes causes confondues.

Pour autant, plusieurs paramètres restent peu étudiés comme l’impact sur la santé biologique à l’âge adulte. En effet, une mauvaise santé mentale pourrait agir sur de nombreux facteurs susceptibles d’altérer la santé biologique plus tard dans la vie. Des liens existent entre cette santé mentale et la faible pratique d’une activité physique, une consommation forte de tabac et d’alcool et d’une adversité socio-économique prononcée. Aussi, concernant la mortalité, des liens existent concernant le suicide, les overdoses, les blessures non intentionnelles et les homicides. 

Le design de l’étude

Les participants sont issus de la cohorte nationale britannique sur le développement de l’enfant, constituée initialement de 17.415 individus nés en 1958. L’évaluation de la santé mentale a été faite par les parents et par les professeurs grâce à l’échelle A de Rutter, un outil développé pour mesurer de façon quantitative les difficultés et les comportements des enfants et adolescents par les professeurs. De ces évaluations sont ressortis quatre groupes distincts :

  • le groupe 1 n’a eu aucun trouble de conduite ou affectif à tous les stades de son enfance et de son adolescence ; 
  • le groupe 2 a eu des problèmes affectifs et de conduite (surtout de conduite) à l’adolescence, à partir de 16 ans ; 
  • le groupe 3 a eu des problèmes affectifs et de conduite uniquement pendant l’enfance avec une amélioration notable par la suite ; 
  • le groupe 4 a eu des problèmes affectifs à tous les stades de son enfance et de son adolescence. 

Le groupe 1 a servi de référence. En analysant les données, on constate que les groupes 2 et 4 ont des biomarqueurs moins favorables à une bonne santé à l’âge adulte et ont également un risque de mortalité prématurée bien plus élevé. Cela, indépendamment de plusieurs facteurs de confusion qui ont été ajustés dans le modèle statistique des chercheurs, comme le sexe, le poids à la naissance, le tabagisme maternel pendant la grossesse, l’âge maternel, l’allaitement, la région de naissance, l’indice de masse corporelle et d’autres facteurs importants concernant la vie psychosociale de l’enfant.

De l’importance d’intervenir dès l’enfance

Ces résultats émanent d’une étude d’observation dans un pays occidental. Ils ne peuvent donc pas prétendre à démontrer une relation de causalité, encore moins un fait universel chez tous les enfants. Néanmoins, les auteurs suggèrent que la causalité est plausible et que, si leurs résultats sont généralisables à d’autres cohortes (typiquement des cohortes d’enfants occidentaux), cela pourrait impliquer que des interventions efficaces sur la santé mentale des jeunes enfants auraient la potentialité de modifier la répartition des risques et d’améliorer la santé de la population à l’âge adulte.

Ce qu’il faut retenir

  • On constate plus de situations négatives chez les personnes ayant eu une santé mentale mitigée durant l’enfance et l’adolescence, mais peu de données étaient disponibles concernant l’impact sur la biologie et sur la mortalité.
  • Une santé mentale altérée durant l’enfance et l’adolescence est associée à des marqueurs biologiques moins favorables à une bonne santé et à un risque de mortalité bien plus élevé. 
  • Les auteurs suggèrent, même si leurs résultats ne prouvent pas une causalité, de réfléchir à des interventions possibles tôt dans la vie afin de modifier la répartition des risques et d’améliorer la santé de la population à l’âge adulte.

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